Saturday, July 11, 2009

Music on the road

C'est une simple image, sur le rétroviseur de la voiture et il y a de la musique et il y a la route. Music on the road reprend le principe de la chanson du jour, et commence avec une belle vie, de Gui Borrato.

Thursday, June 18, 2009

History repeating

Jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, année après année, je me vide avec les mêmes semblants de sentiments exaltés.


Friday, June 12, 2009

Heartwarming

Ce n'est pas que je veux te cacher mais je souhaite profiter seul et plein de tes yeux bleus.

Saturday, May 23, 2009

Courage

Christina n'a passé que quelques jours en ville, est repartie hier ou le jour d'avant, je ne sais plus et je ne me rappelle que très peu d'elle: lorsque qu'elle affrontait mon regard, lorsqu'elle relevait le défi de dire des choses stupides ou de s'approprier des morceaux sur lesquels la foule dansait, de les garder pour elle et de les vivre, inaperçue de tous sauf de moi.

Elle ne se cachait pas et n'avait pas peur de grand chose, ni de l'inconnu, ni des fantômes. Elle aurait pu explorer tous les recoins misérables ici, toutes les avenues lumineuses là sans jamais s'arrêter, ni prendre au sérieux ce qui arrivait vers elle, les gens ou les catastrophes.

Elle a plusieurs fois accepté mes mains sur sa taille, dans les rues sous la pluie ou pour danser, a aussi détourné son visage du mien, sans me quitter du regard. Je savais qu'elle continuait de jouer et cela voulait dire s'approcher de moi. Nous nous faisions confiance, ni l'un ni l'autre ne perdrions. Il suffisait de lancer les dés une fois de plus, de voir le prochain pas.

Elle partait le lendemain et devant nos portes, nous restions debout sans savoir quoi nous dire. C'était la première fois que je la voyais qui n'avançait pas, se demander le prochain mot ou geste, chercher là où devaient se poser son regard. Alors j'ai dit ce que j'avais à dire, et fait ce que j'avais à faire, ce n'était pas grand chose et cela était suffisant, puisqu'elle retrouvait son regard fier puis disparaissait.


Saturday, April 25, 2009

Les départs et les retours

Quitter Paris : toujours essentiel à la fin des saisons. Soit on les finit à bout de course, le souffle court, brisé par le rythme de la ville inhumaine et dense, et la perspective du départ sonne comme une ligne morte, avant quoi il faut s'achever. Le train est une délivrance, un havre de paix et on laisse derrière soi tout ce qui n'allait pas – ou trop vite. Soit, parfois le printemps, on a réussi à calmer le temps les jours avant, je regarde parfois le ciel en pensant à celui qui m'attend ailleurs et il me reste quelques heures à brûler avant d'entrer en gare, je profite d'une terrasse et d'un demi, en lisant un livre ou simplement en regardant les jolies filles à la mode parisienne, en face du parvis de la gare de Lyon.

Lyon

Arrivée en ville, que j'ai peu connue plus jeune sans jamais y vivre. Je dois m'habituer à des distributeurs automatiques, des affichages et des tickets différents. En attendant le métro, puis en embarquant, je ne sais pas si j'enfreins, contrarie ou respecte les habitudes des locaux. On parle ici français mais je porte la même impression de timidité qui s'empare de moi quand je débarque à l'étranger.

Saint-Etienne

Une fois de plus, je suis surpris de voir la gare rénovée de ce qui fût et restera ma ville (les travaux ont commencé quand j'ai quitté les lieux). Alors je prends ce tramway qui remonte vers le centre à contre-sens. Les étudiants qui sortent de mes anciennes portes me paraissent si jeunes. On s'en fout, je continue sans nostalgie, un peu plus loin où la ville était grise avant, les sandwichs peu cher et le pastis aussi.
La sensation d'espace qui m'attrape dès que je mets le pied au sol m'enivre. La prochaine limite n'est pas un mur. A la cité du design, dans les anciens murs d'une industrie d'armement, j'aperçois cette culture qui s'empare d'un lieu abandonné ou inutile, telle qu'on la voit dans les villes qui se métamorphosent ou dans les pays où la jeunesse prend encore un peu de place. Les cloisons parisiennes entre les lieux et les gens sont trop épaisses, à tel point qu'elles s'élèvent même entre les habitants, pense-je.

Home

Chez moi, je tire aux flèches, je nourris les chevaux, je joue aux cartes, j'ai froid en dormant, je ne vois pas de ciel orangé quand je lève les yeux la nuit, mon téléphone ne capte pas, je pense à une jolie blonde, à une jolie brune, je fais la sieste pendant plusieurs jours.

Roanne

Je prends un train de retour à Roanne, un lundi matin avec la plupart des lycéens qui arrivent depuis leurs villages, tôt pour leurs internats. Des conversations stupides mais du bruit et de la vie : cela me suffit.

Vichy

En rentrant par les trains de campagne à travers le centre de la France, en évitant les trains à grande vitesse, on prend le temps de revenir. A la correspondance, j'achète un libé et un café, ce qui n'est pas dans mes habitudes parisiennes. Plus de lycéens mais quelques étudiants et militaires, des mères célibataires et des hommes en costumes, derniers visages avant départ et retour.

Paris

On passe la gare de Fontainebleau, puis celle de Melun, j'entends déjà la ville. Au premier pied sur le quai, les pas se font rapides, il est temps d'arriver. Au contraire, ce matin, je ralentis, je traverse la Seine en face de la gare d'Austerlitz, le vent dans les cheveux. Il me reste quelques mètres pour m'habituer à une ville qui m'empoisonne et me nourrit.




Aphex Twin - 4

Saturday, April 18, 2009

Crystal frontier

J'ai récupéré tout ce qui me manquait pour partir : passeport, carte bleue, chargeur de téléphone. J'ai soigné mon bras, parce que je me bats trop avec les métros. J'ai regardé des horaires de bus espagnols, des horaires de train, parcouru les cartes de Navarre et de Castille. Je me suis reposé, j'ai dormi, j'ai joué avec des enfants, j'ai fait des châteaux de sable et j'ai lu. Je suis prêt à aller plus au sud.
Mais je n'irai pas chercher un amour déjà perdu de l'autre côté de la frontière, celle-ci est trop haute, trop loin et je préfère faire demi-tour.

Friday, April 17, 2009

Nettoyage de printemps

I've removed my bracelets and my ring, I've cut my hair: I feel much lighter. I feel like going home.