Demande à la poussière
J'ai lu dans un bouquin de John Fante que tu ne m'avais jamais aimé et que tu n'aurais jamais pu le faire. J'ai lu aussi que tu n'étais pas seule à pouvoir accepter le don de moi et que si j'avais d'ores et déjà enterré l'espoir de ta présence ou de ta gratitude, je devais me méfier des filles qui te ressemblent.
J'y ai lu aussi le mal qui était en toi et que je n'ai jamais pu deviner, que je n'ai jamais pu toucher du doigt. Que si un jour tu as su que je te voulais du bien, que si tu as pu profiter de ce confort à portée de main, tu as été incapable du moindre remerciement ou pire, d'accepter de me laisser faire.
Que le temps que j'avais passé à rêver de nous et penser à toi était tout droit parti en poussière et que tu n'avais au bout du compte aucun autre souvenir que celui où j'exprimais le malheur de ton silence, un visage plaintif, un visage que l'on ne peut aimer, ne serait-ce que parce qu'il portait les stigmates de ton propre mal de vivre.
A part la beauté du geste - car j'aime assez les efforts inutiles - rien de bon ne reste de toi en moi. Laisse-moi en paix. Laissez-moi en paix.
J'y ai lu aussi le mal qui était en toi et que je n'ai jamais pu deviner, que je n'ai jamais pu toucher du doigt. Que si un jour tu as su que je te voulais du bien, que si tu as pu profiter de ce confort à portée de main, tu as été incapable du moindre remerciement ou pire, d'accepter de me laisser faire.
Que le temps que j'avais passé à rêver de nous et penser à toi était tout droit parti en poussière et que tu n'avais au bout du compte aucun autre souvenir que celui où j'exprimais le malheur de ton silence, un visage plaintif, un visage que l'on ne peut aimer, ne serait-ce que parce qu'il portait les stigmates de ton propre mal de vivre.
A part la beauté du geste - car j'aime assez les efforts inutiles - rien de bon ne reste de toi en moi. Laisse-moi en paix. Laissez-moi en paix.

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