Sunday, September 28, 2008

Leaves don't fall

L'automne est bientôt là, on sent le froid envahir les appartements le matin et si le soleil donne le gage jusqu'à la fin de la journée, les terrasses se vident imperceptiblement dès la nuit tombée.
Peut-être ai-je peur de l'arrivée de la saison à paris : le début de l'année et les résolutions qui vont avec sont à peine entamées que je me dois de fuir la ville et son univers. C'est l'heure où les projets se préparent et se lancent, vivent de leur propre élan.

Est-ce parce que je suis incapable d'aller de l'avant que je m'échappe? Barcelone, le Mexique et bientôt la Chine. Quand je reviens, l'hiver est là. Ce qui devait changer est changé et je n'ai qu'à m'habituer à la nouvelle donne. Lui est arrivé à Paris, elle a quitté la ville.
Non, peut-être ai-je besoin d'aller chercher un peu de vie ailleurs et que le repos de l'été ne me suffit pas pour trouver de l'inspiration. En rentrant du Mexique où j'avais croisé une autre civilisation, un nouveau continent, je me savais unique quand je marchais dans les rues parisiennes. En revenant de Barcelone, j'imaginais tomber amoureux de toutes les brunettes à tatouages qui sont, hélas, trop rares dans ma ville et j'ai offert quelques sourires gratuits à des filles qui ressemblaient trop à Alice. Je rentre plein d'espoir, décalé, et ravi de retrouver des amis toujours plus stables et ancrés quand mes chaussures sont abimées, mes jambes fatiguées et la tête remplie.

Demain la Chine, un continent, une terre et j'entends mon excitation battre dans mes veines. Comme pour le Mexique, je n'ai aucune idée de ce vers quoi je vais. Une dictature, une puissance économique maybe mais avant tout des gens et un pays, une communauté d'expatriés, des paysans, des montagnes et des rivières, une ville mangeuse d'hommes, le brouillard et la pauvreté, le luxe d'olympiades passées. Peut-être.

J'attends donc le départ et dans ma tête, je bous déjà et ressemble donc un peu à :



extrait de Flight of the Conchords, season 1, episode 12

Imaginez-donc moi dans le métro de la ligne 11 et pourquoi je souris à tous ceux qui comme moi s'avancent vers une autre journée de travail. L'année commence à nouveau, je demande juste un petit délai pour faire débuter la mienne une fois encore lorsque la ville sera froide et les maisons chauffées. Alors s'entameront des guérillas amoureuses à tous les coins des rues, de nouveaux rêves à construire et à enterrer, et surtout d'autres lignes à écrire.

0 Comments:

Post a Comment

Subscribe to Post Comments [Atom]

<< Home