Tuesday, February 24, 2009

Pas de concession


Il faut que tu restes collé au vent, collé au vent et ne faire aucune concession sur le reste.

La seule chose qui a de la valeur, c'est quand t'es capable de faire un chapitre comme celui-là. Là: cela mérite que tu vives. Là: tu n'es pas né pour rien.
Tu n'es pas dispersé, tu n'es pas fragmenté. Tu as décidé d'être, mec.




Rone - Bora (texte Alain Damasio)

Saturday, February 21, 2009

Birds

Après une maladie de passage, tard la nuit, je retrouve ma ville en la traversant à pied, je croise la Seine et vois au loin la Bastille éteinte, que je rejoins sans peine.
Je retrouve ma ville comme je l'avais laissé avant de rentrer dans l'hiver. Tout janvier elle m'a ennuyé, j'étais rongé par l'inaction dans laquelle j'étais plongé, je voulais des choses qui n'étaient pas là, et la neige qui revenait toutes les semaines m'anesthésiait.

Je me réveille, dans la fraicheur des premiers jours qui s'allongent. Dans la rue qui remonte vers Voltaire, les deux cent premiers mètres sont en travaux et donc l'ensemble de la rue est condamnée: le plaisir d'y marcher sur l'asphalte, seul au monde et loin du bruit me fait ralentir le pas. Il est plus de trois heures du matin, je ne suis pas saoul et j'ai tout mon temps. Je connais ces rues et leurs noms par coeur et si cela fait longtemps que je ne les ai pas vues, à une heure avancée, je n'ai pas besoin de fouiller longtemps ma mémoire pour y retrouver l'ensemble de ma vie d'ici et de celles d'avant aussi.

Je retrouve ma ville, avec un corps en état de marche (le coeur le sera bientôt), on y trouve des Juliette et des Victorine. Après une bonne heure de marche, j'arrive sur un des boulevards populaires et m'assieds, cul sur le trottoir, pieds sur la chaussée. Tout est vivant, des taxis, des gens à pieds ou à vélos, des vieux arabes, tout est vivant mais calme, dans ma ville étrangement apaisée. J'entends clairement, depuis une dizaine de minutes des oiseaux siffler, pas un, pas deux, une bonne poignée dans la nuit, loin du soleil. Ce sont les premières promesses de l'année qui s'annoncent.

Un bus de nuit arrive. Au prochain arrêt, un type à l'accent prononcé, un peu perdu, montera avec une chaise et s'y assiera, juste à la droite du conducteur. J'ai retrouvé Paris.






Loic Lantoine - Pierrot - c'est parfois (souvent) la nuit qu'on se sauve

Monday, February 16, 2009

Break horses

Ma colère, mes épaules, mes jambes se heurtent à tout




Saturday, February 07, 2009

Début février

last cigarette / can't remember, two weeks ago maybe
last alcoholic drink / a last beer in petit baiona, rue de charonne, late on thursday night
last car ride / on wednesday - first ride in paris for months
last kiss / early january 2009
last good cry / too long time ago
last book bought / nicolas bouvier, oeuvres
last book read / erlend loe, muleum
last movie seen / vicky cristina barcelona
last beverage drank / jus de pamplemousse (jaune!)
last food consumed / quelques pâtes
last crush /
last phone call / cédric lemaignan, for a movie
last tv show watched / the l word
last shoes worn / black and white veja
last song played / whitest boy alive, dead end
last thing bought / a taxi ride
last download / lhasa de sela, the living road (don't understand how i could not have it on my computer for so long)
last thing written / copenhague, everything remains the same, 2.0
last words spoken / je crois que je ne vais pas attendre que ma machine soit finie pour aller me coucher
last webpage visited / the morning news - does she love you?

J'ai allégrement repris ce test sur un blog assez joliment fait, mais dont je tairai le nom, CNIL rules.