Courage
Christina n'a passé que quelques jours en ville, est repartie hier ou le jour d'avant, je ne sais plus et je ne me rappelle que très peu d'elle: lorsque qu'elle affrontait mon regard, lorsqu'elle relevait le défi de dire des choses stupides ou de s'approprier des morceaux sur lesquels la foule dansait, de les garder pour elle et de les vivre, inaperçue de tous sauf de moi.
Elle ne se cachait pas et n'avait pas peur de grand chose, ni de l'inconnu, ni des fantômes. Elle aurait pu explorer tous les recoins misérables ici, toutes les avenues lumineuses là sans jamais s'arrêter, ni prendre au sérieux ce qui arrivait vers elle, les gens ou les catastrophes.
Elle a plusieurs fois accepté mes mains sur sa taille, dans les rues sous la pluie ou pour danser, a aussi détourné son visage du mien, sans me quitter du regard. Je savais qu'elle continuait de jouer et cela voulait dire s'approcher de moi. Nous nous faisions confiance, ni l'un ni l'autre ne perdrions. Il suffisait de lancer les dés une fois de plus, de voir le prochain pas.
Elle partait le lendemain et devant nos portes, nous restions debout sans savoir quoi nous dire. C'était la première fois que je la voyais qui n'avançait pas, se demander le prochain mot ou geste, chercher là où devaient se poser son regard. Alors j'ai dit ce que j'avais à dire, et fait ce que j'avais à faire, ce n'était pas grand chose et cela était suffisant, puisqu'elle retrouvait son regard fier puis disparaissait.
Elle ne se cachait pas et n'avait pas peur de grand chose, ni de l'inconnu, ni des fantômes. Elle aurait pu explorer tous les recoins misérables ici, toutes les avenues lumineuses là sans jamais s'arrêter, ni prendre au sérieux ce qui arrivait vers elle, les gens ou les catastrophes.
Elle a plusieurs fois accepté mes mains sur sa taille, dans les rues sous la pluie ou pour danser, a aussi détourné son visage du mien, sans me quitter du regard. Je savais qu'elle continuait de jouer et cela voulait dire s'approcher de moi. Nous nous faisions confiance, ni l'un ni l'autre ne perdrions. Il suffisait de lancer les dés une fois de plus, de voir le prochain pas.
Elle partait le lendemain et devant nos portes, nous restions debout sans savoir quoi nous dire. C'était la première fois que je la voyais qui n'avançait pas, se demander le prochain mot ou geste, chercher là où devaient se poser son regard. Alors j'ai dit ce que j'avais à dire, et fait ce que j'avais à faire, ce n'était pas grand chose et cela était suffisant, puisqu'elle retrouvait son regard fier puis disparaissait.
