Sunday, July 29, 2007

Brûler Copenhague

Fier et droit, je repose mon dernier verre
De bière et je regarde in front of me
Dernier coup d'oeil au tenancier du bar
Goodbye all
Dernier coup d'oeil pour les sirènes nocturnes
Goodbye all

J'ouvre et je m'enfuis à l'air libre
Dernière gorgée de bière, mes poumons se soignent
Les étoiles, la lune et les lampadaires
Hello you
Les bris de verres jonchent le sol
Hello you

Quelques mètres pour rejoindre mon vélo
Quelques minutes pour unlock it
Pénible, j'essaie de tenir en équilibre
Fuck you man
You're such a stubborn bike
Fuck you man

Une dernière cigarette pour le voyage
Calexico pour plaire à mes oreilles
Inspiration, expiration, en position
Let's go home
J'appuie fort et de tout mon corps
Let's go home

Saturday, July 28, 2007

Drive my friend

Si j'essaie d'être solide, stable et héroique, je pense à ce morceau de Frida Hyvönen, dont les paroles reflètent exactement l'attitude que j'aimerais avoir. Hélas, la vie n'est pas une chanson d'amour, même si celles-ci font parfois rudement du bien. Alors j'essaie d'être solide, stable et héroique parce que j'aimerais lire d'autres mots que hugs dans tes sms. C'est dur mais j'essaie fort. C'est dur parce que ce n'est pas toujours bon de tout garder pour soi et que j'ai parfois besoin d'être rassuré et que personne d'autre ici à Paris ne peut le faire aussi bien que toi.
J'écoute ce morceau qui finit de me convaincre que les plus belles histoires d'amour ne sont pas les plus faciles et qu'en regardant un peu devant moi, j'ai peu de raisons de ne pas sourire.

I drive my friend to the station
it's the second day of June
Wearing white thin leather gloves
and a heady headache from last night
Now, you do the talking and I'll keep us on the road
I am transporting a treasure here
and I'm making sure that he gets home
The sun is shining
I have everything
The strenght to see him off with no promise of his return

Last night we were drinking in a tiny bar
Suddenly you kissed me I'd never felt so good before
Now, I'd never claim you
but I'll want you 'til I'm gone
want you to walk straight through
and want you to be more and more
The clouds aren't crying - they look down on me
who'd wait a million years for your return

I drive you down to the station
it's a lazy summer's day
I've got no extraordinary cards in my hand
no words or actions to make you stay
You like to be up north and I like it down here
and love isn't it just like air
you breathe it and it's everywhere
The sun is shining
I have everything a driver's licence, a car and a song to sing


Si je commence à placer des vidéos ici, ça va commencer à être n'importe quoi.

Tuesday, July 24, 2007

En avoir ou pas

On parle toujours de voyager, loin ou pas, d'un projet que l'on aimerait accomplir, avec un peu de rêve et beaucoup d'espoir dedans. Certains d'entre nous sont déjà partis, pour un semestre ou deux années, nous sommes tous revenus, nous avons tous reconstruit nos attaches quelque part dans notre pays natal. Et nous sommes pour la plupart heureux d'être où nous sommes.

Alors je cause de repartir, qu'un jour, j'arriverai à boucler de nouveau mes sacs de voyage, pour un hypothétique train de Russie et je sais cependant que chaque jour qui passe m'éloigne d'un nouveau départ. Parce que je vieillis et que le poids de ma carcasse se fait plus lourd.
Je parlais à une amie, qui, au milieu d'une conversation portant sur une éventuelle prolongation de contrat, me sort qu'elle sait déjà que je signerais. Indeed. Et je pensais à cette expression qui dit qu'on connaît une décision avant même que la personne concernée ne la sache. Et je me voyais en plein dedans.

Parce que je me sers un peu trop de mon amour de Paris pour retarder toute échéance, parce que je suis fatigué avant même de prendre un train, parce que j'aimerais être accompagné avant de partir, parce que j'aimerais partager une couchette avec toi, j'ai parfois tendance à m'enfermer dans une cage qui n'existe que pour moi, alors que je ne rêve qu'en dehors.

Sunday, July 22, 2007

At least, that's what you said

Il y a deux jours, vers cinq heures du matin, je rentre dans la gare de Nørreport, et je respire une dernière fois l'air de Copenhague, comme si c'était la dernière fois que je voyais cette ville. Etrangement, mon regard se porte finalement sur deux drapeaux de l'Union Européenne dans une rue de biais. Détail surprenant dans un pays refermé sur lui-même.

Je quitte la chambre de N et j'ai comme un trou dans la poitrine, car je sais bien que jamais je ne la retrouverai telle qu'elle. Jamais je ne reverrrai cette fille qui paraissait si loin de moi et en qui j'avais pourtant trouvé, après une bière de trop, quelqu'un de si proche, avec les mêmes angoisses et espoirs et la même solitude.

J'ignore si nous survivrons, ma seule certitude est l'absence de N aujourd'hui, hier et encore demain. Sa présence, arrivée si vite et évidente au bout de quelques semaines, m'apparaît tellement indispensable que mon coeur bat avec difficulté depuis deux jours, à la pensée de ce départ inéluctable. Et ses derniers mots, qui sont ceux qu'on désire le moins entendre, ceux qui font partie du jeu, sont ceux qui me font souffrir ce matin et les jours qui suivent. Parce que c'est ce qu'elle a dit, et que je n'y retrouve pas ses gestes, mais qu'ils sont les seuls que je doive croire, alors que je me dirige vers l'aéroport.

Une fois dans la salle d'embarquement, je m'assieds, ferme les yeux et ne peux retenir mes larmes, au mépris de toute dignité.
Plus tard dans la journée, dans les couloirs au boulot, une fois seul, je pleure fort et en silence et je voudrais tant être autre part.
Le soir, au téléphone, je ne trouve pas les mots, je cède une fois de plus et c'est comme si ma bouche refusait de prononcer quoi que ce soit, seules quelques suffocations s'échappant.

Parce que l'espoir et l'amour ont beau remplir un peu le trou dans ma poitrine, je n'entends que ce que tu m'as dit.


Sunday, July 01, 2007

Calme et tranquille

Parfois reviennent à la charge d'anciens démons, qui au bout du compte ne sont plus tellement vieux. La première fois, on ne s'inquiète pas et puis on retrouve assez vite l'habitude de les côtoyer.
Je ne suis plus du tout calme et tranquille et je ne sais absolument pas par quel bout retrouver un semblant d'apaisement.
Il y a ce morceau de Noir Désir, qui se fracasse au bord de mes oreilles et qui ne me quitte plus.

Je ne t'en veux pas
Je ne te vois pas
Et j'ai oublié
Qui tu étais

Le rythme de la chanson, lancinant, entêtant, et les guitares qui l'accompagnent, le ton de la voix en font un hymne parfait du spleen.